Équation de la Truite

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Quelques sacripants s’offusquent, à raison, sur les quelques démonstrations faites sur l’importance d’un Mental de fer.

course-enfantsSelon eux, annoncer que tout relève du mental signifie que n’importe qui peut atteindre ses objectifs, même les plus fous, à la seule condition d’avoir un bon mental. De fait un sportif – admettons Jean-Barnabé, un jogger du dimanche qui se décrète champion de 100 mètres – peut se pointer sur les plots de départ et devenir Champion Olympique.

Résumer les choses ainsi reste limité – c’est d’ailleurs une caractéristique classique de tous les sacripants offusqués. C’est restreindre le point de vue. C’est surtout occulté le fait que sur la ligne de départ, il n’y a pas que Jean-Barnabé. Sept autres comme lui ont mis les pointes et visent le titre. Lire la suite

Le Mental ?

Le Mental ?

Dans ces pages, il sera toujours question de Mental. De celui qui déplace les montagnes. Et de celui qui s’effrite comme un petit beurre écrasé par le pas léger d’un tyrannosaure en colère.

Mais le Mental, c’est quoi exactement ? Qu’est-ce qu’on entend par là ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce mot si flou ? Au final, « en avoir » ou pas, est-ce si important ? Surtout, il vient d’où ce Mental ? En avoir ou pas est-il dû à la simple loterie de la Vie ? D’ailleurs, il vient d’où ce si précieux Mental ?

Alors, ne tournons pas autour du pot comme le Bébé s’interrogeant sur l’intérêt de se passer des couches-culottes. Soyons clair et précis : le Mental est tout !

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Mise au point salutaire

Si je ne m’étais pas trompé, je n’aurais jamais appris comment bien faire.

Critiques faciles, vociférations violentes, acharnements inadéquats.
De prime abord, le modeste mais crucial « Mental de Truite » paraît le nouvel endroit pour se lâcher, critiquer ou attaquer sans vergogne. En d’autres termes : simple, facile et gratuit. Donc inutile.

Histoire de gagner en crédibilité – et surtout de ne pas passer pour le mauvais bougre – une précision salutaire mérite d’être ajoutée.

Au départ, « Mental de Truite » se voulait dédié au sport. Rien d’autre.
Le sport, loupe grossissante de l’humain au sens le plus noble. Avec des espoirs, des performances, des réussites et, c’est bien là le propre de l’humain, leur parfait opposé : des doutes, des ratés, des défaillances.

Il paraissait ludique de répertorier les défaillances d’un jour, voire d’une carrière, de les analyser, de les décortiquer et, pourquoi pas, de proposer quelques remèdes de sorcier pour ne plus les voir resurgir sans prévenir.

L’idée ne date pas d’aujourd’hui.
Elle remonte à un temps lointain, très lointain. Des recherches sur le sujet indiqueraient que votre serviteur aurait pour la première fois toucher du doigt ce mal étrange – sans pouvoir encore le nommer –  devant un match de Rugby. En quelques minutes, le jeune supporter d’alors se retrouva abasourdi devant l’impensable. Béatitude suivie d’énervement – caractérisant là un enchaînement symptomatique de la présence de mental de truite, mais là n’est pas le sujet, on y reviendra en temps voulu.
C’était en 1993, Lire la suite

Comment (ne pas) devenir une truite : décryptage

GasquetDepuis la fin des Jeux Olympiques – ceux de Barcelone – au vu des résultats tricolores dans toutes les compétitions sportives internationales, la question épineuse taraude votre humble serviteur : pourquoi ? Pourquoi ? Comment !?

Pourquoi tant de déceptions pour si peu de victoires françaises ? Pourquoi tant de frustrations ? Comment fait-on pour en arriver là ? On pourra parler de coup de pas de bol, de mouches dans le potage, de fatalité. On pourra évoquer … ben non, on n’évoquera rien du tout ! Finies les excuses. Il faut analyser, identifier et éradiquer les sources du mal. Ou tout du moins tenter de s’améliorer.

La première condition pour devenir performant (que ce soit en sport ou dans la vie de tous les jours) n’est rien d’autre que le TRAVAIL, comme l’ont si bien rappelé Maryse Ewanjé-Epée, Vincent Moscato et Bernard Laporte sur RMC, ce 1er septembre, jour de la rentrée des classes où nos petites blondes se remettent, justement, au travail. Autant leur montrer que cela permet l’aventure, l’épanouissement et l’accomplissement.

Mais allez donc dire ça à nos élites :

Avec le travail tu changes quelqu’un de talentueux en quelqu’un d’exceptionnel.

Le sport à la base, faut arrêter de dire que c’est que du don et que du talent.

Si tu travailles tu vas devenir meilleur que les autres.

Maryse Ewanjé-Epée

On nous donne pas le goût du travail.

Bernard Laporte

 

Tout est dit, et bien dit !

Le Romantisme de la Défaite

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Lepodiums foules sont en colère. Furibondes. Prêtes au lynchage en place publique.

Après l’évocation des
symptômes de Mental de Truite
qui ont touché la délégation française au cours des Jeux Olympiques de Rio, les commentaires les plus sauvages n’ont pas tardé à tomber sur la rédaction – heureusement, le nombre de victimes a été assez réduite, vu qu’on dénombre au sein de cette équipe un seul bonhomme, mais bon, mollo quand même.

Les arguments tenaient tout de même la route : « Ils se sont bien battus quand même » – enfin pas trop, si ce n’est en coulisse avec des piques sournoises pour l’équipe de France de Natation ; « Ils ont quand même battu le record » – tout à fait, et le jour où on récoltera cinquante-deux médailles de bronze et trois en or, on aura aussi battu le record et aussi « Oui mais euh… ils ont porté haut les couleurs » – à nuancer tout de même, ils ont porté les couleurs que jusqu’à hauteur de la deuxième place pour la plupart, il y a donc encore plus haut. Et enfin « Il y a bien une raison s’ils n’ont pas pu gagner davantage. »

Alors là, oui, effectivement.
Il faut le reconnaître. Toutes les caractéristiques n’ont pas été prises en compte pour justifier ces performances, disons, passables. Un point essentiel même : la capacité inouïe de nos athlètes pour sombrer trop aisément vient de notre culture. Si les chercheurs de nos chères universités trouvaient un peu, ils pourraient même isoler dans l’ADN français le gène responsable du mental de truite.

La réalité est cruelle mais reste frappante : on ne sait pas gagner en France.
C’est inscrit dans nos gênes, c’est même une spécificité culturelle.

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Rio 2016 : un bilan, des questions, des patatras et un sacré ban de truites.

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La flamme s’est éteinte.Flamme

A lire ça, on se sent comme un amoureux éconduit prenant en pleine poire la dure réalité. Car pour lui comme pour nous, il faut se rendre à l’évidence : c’est fini.

Ne reste que des souvenirs. Des bons et des plus sombres. Des émotions surtout, avec des joies, des larmes, des rires, des victoires, des défaites, des incompréhensions ou des drames. C’était fort. C’était intense. Et surtout beaucoup trop court.

On se plonge dans des images fortes, béas comme un poisson voulant gober une mouche, mais la vérité claque encore : la flamme s’est bel et bien éteinte et les Jeux Olympiques version 2016 sont terminés. Comme pour les Roméos hagards devant la nouvelle vient l’heure du bilan.

Avec, pour la délégation française, un (presque) record. Presque parce qu’en 1900, à Paris, alors que les Jeux n’en étaient qu’à leurs balbutiements, que trois-tiers des athlètes étaient français et que personne n’est capable de dire combien d’épreuves se déroulèrent, les locaux empochèrent 101 breloques (94 selon une étude officielle du CIO). On tolérera l’approximation et on parlera de record pour la délégation française en Amérique du Sud.

Ce qui fait la joie du plus grand nombre, sportifs, entraîneurs, journalistes, ministres et même vacanciers en camping toujours contents d’avoir une bonne raison de lever leur verre. Mais, il y a toujours un mais au mois d’août : la rentrée arrive, il faut ranger les tentes et surtout admettre que le nombre de titres reste en deçà des espérances et du total d’Atlanta en 1996.

Cette fatalité s’accompagne de questions légitimes, à commencer par la plus simple de toutes : pourquoi ? Oui, pourquoi ?

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